Mention au bac : les coefficients des matières en 2027
Vous visez la mention bien ou très bien au bac 2027 ? Avant de relire vos fiches, posez-vous la bonne question : quelles matières pèsent vraiment dans le résultat final ? Un point de plus en philosophie (coefficient 8 en voie générale) fait monter la moyenne finale de 0,08 point, quatre fois plus qu’un point de plus en enseignement moral et civique (coefficient 2). Connaître les coefficients, c’est savoir où concentrer son énergie.
Le bac général est organisé selon la réforme de 2019 : 60 % de la note finale vient des épreuves, 40 % du contrôle continu. Chaque matière entre dans la moyenne avec un coefficient, et le total des coefficients est de 100 en voie générale à partir de la session 2027. Comprendre cette mécanique, c’est déjà gagner en clarté.
Seuil concret à retenir : la mention assez bien commence à 12/20 de moyenne générale, Bien à 14, très bien à 16. Quelques dixièmes peuvent tout changer, et les coefficients sont le levier sur lequel on peut agir.
- 8 rattrapage
- 10 bac obtenu
- 12 assez bien
- 14 bien
- 16 très bien
- 18 félicitations du jury
Les coefficients du bac
En voie générale, le total des coefficients est de 100 à partir de la session 2027. Voici comment ils se répartissent.

- Épreuves anticipées de première : français écrit (coefficient 5), français oral (coefficient 5) et mathématiques (coefficient 2), soit 12 sur 100
- Épreuves terminales hors spécialités : philosophie (coefficient 8) et grand oral (coefficient 8), soit 16 sur 100
- Deux spécialités conservées en terminale : coefficient 16 chacune, soit 32 sur 100
- Enseignements communs en contrôle continu : histoire-géographie (6), langue vivante A (6), langue vivante B (6), enseignement scientifique (6), EPS (6) et enseignement moral et civique (2), soit 32 sur 100
- Spécialité suivie seulement en première : coefficient 8 en contrôle continu
En voie technologique (STI2D, STMG, ST2S…), les coefficients diffèrent selon la série : le grand oral y a par exemple un coefficient de 12. Consultez le tableau officiel sur education.gouv.fr pour votre série exacte.
Les matières à fort coefficient
Inutile de viser l’excellence partout : c’est épuisant et contre-productif. Concentrons-nous sur les matières qui font bouger la moyenne.
Le grand oral : coefficient 8, souvent sous-estimé
Le grand oral compte pour 8 sur 100, presque autant que l’écrit et l’oral de français réunis (10). Il se prépare pourtant sur la durée. Une note de 16 au lieu de 12 au grand oral, c’est +0,32 point de moyenne générale (4 × 8 ÷ 100). Avec une moyenne de 13,7, ce gain la porte à 14,02 : on passe de l’assez bien au bien.
Les deux spécialités terminales : coefficient 16 chacune
Ce sont les matières qui pèsent le plus lourd au bac. Maths, physique-chimie, SVT, HGGSP, SES, humanités… chaque point gagné ici a un impact deux fois plus fort que dans une matière à coefficient 8. Un 15 à la place d’un 12 en spécialité maths représente +0,48 point de moyenne.
La philosophie : coefficient 8, épreuve unique
Une épreuve écrite unique en juin, sans contrôle continu pour la compléter. La philosophie ne s’enseigne qu’en terminale : la méthode de la dissertation ou de l’explication de texte s’acquiert donc dans l’année, d’où l’intérêt de s’y exercer régulièrement dès l’automne.
Où investir son temps
On ne peut pas tout réviser à fond. Voici une méthode concrète pour prioriser selon les coefficients.
- Cartographiez vos notes actuelles : pour chaque matière, notez la moyenne du dernier bulletin et son coefficient.
- Calculez votre potentiel de gain : une matière où vous êtes à 10 avec un coefficient 16 a un potentiel important. Une matière où vous êtes déjà à 17 avec un coefficient 6 en a beaucoup moins.
- Identifiez vos « matières levier » : ce sont celles à fort coefficient et à marge de progression réelle (vous n’êtes pas encore au plafond).
- Planifiez 70/30 : consacrez 70 % de votre temps de révision aux matières levier, 30 % aux autres pour maintenir le niveau.
- Préparez le grand oral en parallèle : ne l’isolez pas à la fin de l’année, intégrez 2 séances par mois dès janvier.
Exemple concret : vous êtes à 11 en mathématiques de spécialité (coefficient 16) et à 14 en histoire-géographie (coefficient 6). Passer de 11 à 14 en mathématiques rapporte +0,48 point de moyenne. Passer de 14 à 17 en histoire-géographie ne rapporte que +0,18 point. Le choix est vite fait.
Calculer sa mention
La mention se calcule sur la moyenne générale pondérée par les coefficients, pas sur une simple moyenne des notes. Voici comment faire le calcul vous-même.
- Multipliez chaque note par son coefficient.
- Additionnez tous ces produits.
- Divisez le total par 100 (somme des coefficients en voie générale).
Exemple : Vous obtenez 14 en mathématiques de spécialité (×16 = 224), 13 en SES de spécialité (×16 = 208), 12 en philosophie (×8 = 96) et 15 au grand oral (×8 = 120), soit 648 points pour ces quatre épreuves. En ajoutant tous les autres résultats pondérés (français, mathématiques anticipées, contrôle continu) et en divisant par 100, on obtient la moyenne du bac. Un simulateur en ligne permet de tester différents scénarios avant les épreuves.
Les seuils officiels à retenir :
- assez bien : moyenne ≥ 12/20
- Bien : moyenne ≥ 14/20
- très bien : moyenne ≥ 16/20
- Félicitations du jury : moyenne ≥ 18/20 (attribuées par le jury)
Questions fréquentes
Le contrôle continu peut-il vraiment changer ma mention ?
Oui. Le contrôle continu représente 40 % de la note finale, soit 40 coefficients sur 100. Les résultats de l’année comptent directement dans ce total. Un élève régulier tout au long de l’année part avec une base solide avant même les épreuves terminales : soigner ses devoirs, ses contrôles et ses oraux de classe, c’est sécuriser une partie importante de la moyenne du bac.
Peut-on rattraper une mauvaise note en spécialité abandonnée en Première ?
Non. La spécialité suivie seulement en première entre dans le contrôle continu avec un coefficient 8, sans épreuve terminale pour la rattraper. Si la moyenne dans cette matière est faible, l’impact reste limité (8 sur 100), mais il n’est pas neutre. C’est une raison de travailler sérieusement toutes les spécialités en première, même celle qu’on envisage d’abandonner.
Le grand oral est-il vraiment important pour la mention ?
Avec un coefficient 8 en voie générale à partir de la session 2027 (10 jusqu’à la session 2026, 12 en voie technologique), le grand oral compte autant que la philosophie et moins que chaque spécialité (16). L’épreuve comprend 20 minutes de préparation, puis 10 minutes d’exposé suivies de 10 minutes d’échange avec le jury. Une préparation sérieuse (choix de la question, entraînement à l’oral, maîtrise du temps) peut faire la différence : 2 points de plus au grand oral ajoutent 0,16 point à la moyenne générale.
Comment savoir si je suis sur la bonne trajectoire pour ma mention ?
Calculez votre moyenne pondérée après chaque bulletin, en estimant les notes des épreuves à venir : multipliez chaque note par son coefficient, additionnez, divisez par 100. Comparez le résultat aux seuils officiels (12, 14, 16). Si vous êtes à 13,5 en janvier de terminale et que vous visez la mention bien, il vous faut +0,5 point : identifiez les deux matières levier où vous pouvez progresser le plus vite et concentrez-vous dessus jusqu’aux épreuves.
Les épreuves de français de Première comptent-elles vraiment ?
Oui. L’écrit de français compte pour un coefficient 5 et l’oral pour un coefficient 5, soit 10 sur 100 dans la note finale du bac. L’épreuve anticipée de mathématiques, passée elle aussi en première, ajoute un coefficient 2. En 2027, l’écrit de français a lieu le 15 juin et les mathématiques le 21 juin : une note acquise à ce moment est sécurisée avant la terminale.
Sur BacIA : les coefficients du bac.